Le recours à l'apprentissage
pour lutter contre le
chomage des jeunes n'est
pas une surprise. Ces
derniers mois, le gouvernement
a multiplié les
encouragements en direction
des entreprises pour qu'elles
recrutent de nouveaux
apprentis.
Mais la crise frappe durement
tous les secteurs d'activité,
les jeunes sont les premiers
touchés et vont
grossir les rangs des
chomeurs. Le nombre de
contrats d'apprentissage
et de professionalisation
est en net recul depuis
la rentrée.
Plus inquiétant,
en France le taux de chômage
des jeunes est nettement
supérieur à
celui de nos voisins européens.
Face à ces chiffres
déprimants le taux
d'insertion des jeunes
à l'issue de leur
apprentissage (75% à
80 %) apporte un peu de
réconfort et ,
surtout, montre une voie
optimiste de lutte contre
le chomage.
Les encouragements du
gouvernement en direction
des entreprises sont nombreuses
:
- "zéro charge"
pour les embauches d'apprentis
en entreprise de moins
de dix salariés,
étendue aux entreprises
de plus de dix salariés
lorsqu'il s'agit de l'embauche
d'un jeune en alternance
jusqu'au 30 juin 2010
- prime de 1 800 euros
pour l'embauche d'apprentis
dans les entreprises de
moins de cinquante salariés
- prime de 1 000 euros
pour chaque contrat d'apprentissage
signé par l'entreprise,
elle sera portée
à 2 000 euros pour
l'embauche de jeunes qui
n'auraient pas le bac.
En outre, le président
de la République
demande aux branches professionnelles
et aux grandes entreprises
de signer une "charte
de l'alternance",
avec des objectifs de
recrutement chiffrés.
Une mesure qui prolonge
la première "Charte
de l'apprentissage"
initiée par Jean-Louis
Borloo en 2006 qui avait
mobilisé un grand
nombre de grandes entreprises.
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